Accro jusqu'au dernier motDétente des zygomatiques

Demain j’arrête

Gilles Legardinier

L'histoire

La curiosité est un vilain défaut. On le sait tous, et pourtant ! Difficile de garder bonne figure, quand on se fait surprendre par son nouveau voisin, la main coincée dans sa boîte aux lettres…

Pourquoi j'ai ouvert ce livre ?

Pour le chat au bonnet péruvien sur la couverture, et parce que je suis une reine de la procrastination

Ce que j'en ai pensé

C’est léger, c’est vraiment drôle, c’est émouvant, c’est mignon, ça donne envie d’avoir sa vie, envie d’oser, oser aborder ce mec qui nous intrigue, oser changer de travail si ça ne nous convient pas, oser vivre sa vie tout simplement, sans brider ce petit brin de folie qui met du sel dans notre existence.

Une vraie bouffée de fraîcheur, qui m’a fait un bien fou. J’avais rarement autant lu en lisant un bouquin !

Pour en savoir plus...

Les premiers mots

Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D’habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s’amusent. On les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, déguisés en clown ou quasi nus. À grand renfort de trompettes et de tambourins, ils exhibent aux badauds ternes leur joie d’enterrer leur vie de jeunes célibataires — parfois à plus de trente-cinq ans… Mais moins d’un an plus tard, quand les 19% des statistiques se séparent, plus personne ne lance de confettis. Eh bien Jérôme, si.

Je n’ai pas assisté à ses deux premiers mariages, mais j’étais présente au troisième. Trois mariages et trois divorces à trente-deux ans, ça interpelle. Le proverbe dit : « À ton deuxième naufrage, n’accuse pas la mer. » La sagesse populaire ne s’est pas aventurée jusqu’au troisième.

De vous à moi, je trouve sa fête de divorce bien plus sympa que ses noces. Plus question de frime, plus de codes sociaux, adieux les passages obligés, envolée la robe dans laquelle on étouffe, rangés les escarpins hauts comme des falaises qui peuvent vous tuer si vous trébuchez, plus de quête pour la réfection de l’église, pas de menu avec des plats qui se la racontent et des sauces indigérables, et plus aucune blague débile de l’oncle Gérard — qui d’ailleurs n’est pas invité. Simplement des gens avec qui il a de vrais liens et à qui il a eu envie de dire : « C’est encore loupé mais je tiens à vous. » Je crois que même sa première femme est là.

Et c’est ainsi que je me retrouve, un samedi soir d’octobre, dans un bel appartement bondé, au milieu de gens qui s’amusent vraiment grâce à Jérôme. Il est encore tôt, on sourit, on échange au hasard, et tout le monde parle de ce qu’il a raté, de ce qu’il regrette, dans une ambiance assez surréaliste mais légère. On se croirait aux « Foireux anonymes ». C’est Jérôme qui a ouvert le bal :

— Merci à tous d’être là. Il n’y a rien à célébrer sinon le plaisir de vous connaître. Chacun de vous fait partie de ma vie. Je préfère préciser immédiatement que les cadeaux que vous aviez généreusement offerts  — enfin surtout pour certains — ne seront pas remboursés. Ce soir, je n’ai plus de beau costume, je ne compte pas sur vous pour financer mon voyage de noces, je n’ai d’ailleurs même plus de femme. Par une perversion dont je ne me savais pas capable, je me demande si ce divorce d’avec Marie n’était pas uniquement motivé par l’envie de cette soirée avec vous. Alors, j’assume tout. Je vous fait le cadeau d’être le pire, d’être la référence par le bas, d’être le trente-septième dessous. Si un jour vous vous sentez minable, si vous culpabilisez sur vos échecs et que vous vous en voulez, pensez à moi et j’espère sincèrement que vous irez mieux.

Le résumé de l'éditeur

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

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