Accro jusqu'au dernier motRomans de vie

Demain est un autre jour

Lori Nelson Spielman

L'histoire

Une jeune femme perd sa maman, et pour toucher l’héritage, sa mère la pousse à réaliser tous ses rêves d’enfant. Retrouvailles avec son amie d’enfance, adoption d’un chien, changement de métier… Sa vie change du tout au tout pour se plier aux dernières volontés de sa maman.

Pourquoi j'ai ouvert ce livre ?

Pour l’accroche « Le Phénomène Life List » sur la couverture.

Ce que j'en ai pensé

J’ai passé une nuit blanche (en pleine semaine) accrochée à ce bouquin! J’ai vraiment adoré, autant le roman en lui-même que le concept de réaliser ses rêves qui trotte dans un coin de ma tête depuis.

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Les premiers mots

L’écho des voix dans la salle à manger s’envole dans la cage d’escalier en noisetier, indistinct, bourdonnant et importun. D’une main tremblante, je verrouille la porte derrière moi. L’univers est soudain plongé dans un silence total. J’appuie la tête contre la porte et je prends une inspiration profonde. Son parfum envahit encore la chambre – mélange d’Eau d’Hadrien et de savon au lait de brebis. Son lit en métal grince lorsque je m’y allonge, un bruit aussi rassurant que le tintement de ses carillons dans le jardin, ou celui de sa voix douce lorsqu’elle me disait qu’elle m’aimait. Je venais dans ce lit quand elle le partageait encore avec mon père, me plaignant d’un mal de ventre ou de monstres sous mon lit. À chaque fois, maman me prenait avec elle, m’étreignait et me caressait les cheveux en murmurant : « Demain est un autre jour, ma chérie, attends encore un peu. » Et comme par miracle, je me réveillais le lendemain matin pour découvrir des rubans de lumière ambrée s’insinuant à travers la dentelle de mes rideaux.
D’un coup sec, j’enlève mes escarpins noirs flambant neufs et me masse les pieds avec soulagement. Je recule sur le lit et m’adosse aux oreillers jaunes à motifs cachemire. Je vais garder ce lit, c’est décidé. Peu importe qui d’autre le convoite, il est à moi. Mais cette vieille maison élégante en grès va me manquer. « Elle est aussi solide que Mamie », disait maman en parlant de sa maison. Mais à mes yeux, aucune maison, aucune personne ne l’était autant que la fille de Mamie – ma propre mère, Elizabeth Bohlinger.
Une pensée me traverse soudain l’esprit. Je ravale mes larmes et descends du lit. Elle la cachait ici, je le sais. Mais où, exactement ? J’ouvre la porte du placard. Mes mains tâtonnent derrière les robes et les tailleurs griffés. Je repousse une rangée de chemisiers en soie et ils s’écartent comme un rideau de théâtre. La voilà, nichée dans le meuble à chaussures comme un bébé dans son berceau. Une bouteille de Krug, séquestrée dans son placard depuis quatre mois.
Lorsque je la tiens enfin entre mes mains, je me sens coupable. C’est le champagne de ma mère, pas le mien. Elle avait claqué une fortune pour cette bouteille en rentrant de son premier rendez-vous chez le docteur, et l’avait aussitôt rangée là pour ne pas la confondre avec les bouteilles classiques au rez-de-chaussée. C’était le symbole de l’espoir, avait-elle décrété. À la fin de son traitement, quand elle retrouverait une santé de fer, elle et moi ouvririons ce champagne des grandes occasions afin de célébrer la vie et ses miracles.
Je caresse du doigt l’aluminium argenté autour du bouchon et me mords la lèvre. Je ne peux pas le boire. La bouteille était prévue pour un toast joyeux, pas pour une fille endeuillée trop faible et incapable de supporter une réception post funérailles.
Quelque chose attire mon regard, calé entre la cache du champagne et une paire de mocassins en daim. Je tends le bras. C’est un petit carnet rouge – un journal intime, me semble-t-il – fermé par un ruban d’un jaune fané. La couverture en cuir est craquelée et abîmée. Pour Brett, a-t-elle écrit sur une étiquette en forme de cœur. Garde-le pour un jour où tu te sentiras plus forte. Aujourd’hui, lève ton verre en notre honneur à toutes les deux, ma chérie. Quel duo on a formé. Je t’aime. Maman.

Le résumé de l'éditeur

À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list… Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que…  Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d’imaginer ce qui l’attend.

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1 commentaire

  • Répondre Lullaby court toujours 19 janvier 2016 à 20 h 23 min

    je viens de le lire, ou, plutôt comme toi, de le dévorer! J’ai beaucoup aimé, notamment le côté qui nous incite à revenir à l’essentiel: qu’est-ce que l’essentiel pour nous? et pour nous rendre heureux? Vraiment, bonne petite lecture

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